Une réflexion déjà ancienne sur la médicalisation, et sur tout ce que dissimule cette aliénation : la vie, la sexualité, la mort...
Dans son édition du 26/01/12, le magazine Paris Match a repris un bref extrait d’une assez longue interview consacrée aux "réactions paradoxales" sous benzodiazépines, renvoyant au site de la revue pour la publication d’extraits plus larges.
Mes lecteurs trouveront ci-après l’intégralité des réponses que j’avais adressées au journal.
Depuis que la série des Perles s’est imposée à l’automne 2009 en réaction à l’impressionnant délire d’une "pandémie" crédibilisée par tous les grands médias opérant la main dans la main avec tous les politiques - Mélenchon en tête, qui jugeait avec son habituelle fatuité qu’on aurait dû "vacciner d’abord et discuter ensuite" [2] , le même problème se repose à chaque début d’année : à quoi bon continuer ?
Diverses interventions publiques sont actuellement programmées dans les semaines et les mois qui suivent.
Les détails pratiques seront donnés au fur et à mesure.
A l’occasion d’un dossier sur les médicaments, le magazine Comment ça marche ? (n° 19, janvier 2012) m’a brièvement interviewé.
On trouvera ci-après l’intégrale de cette interview.
Déjà célèbre pour avoir associé Médiator à ses régimes 100% naturels, l’excellent Dr Duc** - pardan : Duk** - a récemment fait la proposition géniale de saquer au bac les sales gosses qui, comme dirait Obélix, seraient "un peu bas de poitrine".
Cette intuition de médecine préventive marquée au coin du génie a inspiré l’accorte correspondante qui m’avait déjà transmis son journal de guerre lors du conflit mémorable qui a opposé la Planète ("pandémie") à l’ignoble H1N1, et qui a parfaitement compris qu’à côté de la médicalisation, la réflexion du présent site était fortement axée sur la transmission du savoir : le contrôle citoyen de l’expertise, certes, mais - du même coup aussi - l’enseignement tout simplement [4].
Considérant qu’à raison d’une fois tous les deux ans, une contribution externe ne saurait représenter une menace sérieuse pour le Moi-Je qui règne en tyran paranoïaque sur le présent site, c’est bien volontiers que ce Dernier lui laisse la parole aujourd’hui.
Nous nous retrouverons demain, mardi 3 janvier 2012, de 13h30 à 13h50, au journal de TV5 Monde.
On y parlera des vaccinations en général.
Comme d’habitude, merci d’avance aux internautes habiles qui sauront enregistrer cet entretien - et m’en transmettre une copie.
C’est sans doute la première fois qu’on voit une "lettre ouverte" que son auteur a apparemment oublié d’adresser à son destinataire : il doit y avoir des ouvertures moins fermées [6]...
De toute façon et comme je m’en suis déjà expliqué, je n’ai aucun intérêt personnel pour les contributions qui me visent - s’intitulassent-elles pompeusement "A Marc Girard" : ma seule prétention est que les miennes soient assez objectives pour faire oublier leur auteur (et, le cas échéant, les personnes qu’elles sont parfois obligées de viser). Il y avait donc très peu de chances pour que je décachette cette lettre ouverte - si mes amis et bons correspondants ne s’étaient mis à plusieurs pour m’en faire part...
J’ai trop de respect ou d’amitié à leur égard pour snober leur envoi de fin d’année, et à quelque chose malheur est bon : car abstraction faite de "Marc Girard" qui n’en demande pas tant, il est une fois de plus possible d’extraire de cette lettre quelque chose d’intérêt bien plus général et qui concerne, comme par hasard, le souci qui a présidé à la création de la présente rubrique - la face obscure de la Toile, justement.
Un post-scriptum à cet article initialement posté le 27/12/11 a été ajouté en date du 31/12/11.
Malgré ma répugnance avouée pour le genre, ces dernières semaines ont été marquées par des querelles de personnes frisant parfois la rixe. Je m’en voudrais de laisser mes lecteurs finir l’année les pieds dans toute cette boue.
Qu’ils reçoivent donc en cadeau de fin d’année ce texte déjà ancien, tiré de mon livre consacré aux contes de Grimm [9] et qui a également été publié dans Devenir - Revue européenne du développement de l’enfant (1991 ; 3 : 88-99).
A y regarder de plus près, cependant, on ne s’éloigne pas trop des questions éthiques soulevées par les récentes querelles susdites. Après tout, la marâtre de Blancheneige - naguère "la plus belle de tout le royaume" - devait elle aussi avoir un très mignon nombril : mais pas plus que certains internautes, elle ne savait en faire quelque chose d’intéressant pour autrui... Ce qui rend l’histoire poétique nonobstant cette similarité avec l’actuel sordide [10], c’est que - au moins dans les contes - il y a un châtiment pour ça...
Bonne Année à tous ceux qui me font l’honneur de s’intéresser à ce qui s’écrit sur ce site.
Comme le livre dont la couverture, justement, restera en logo de cette nouvelle série, l’affaire de la grippe porcine n’a jamais été qu’un élément exemplaire parmi d’autres de deux problématiques bien plus larges et complémentaires dans une certaine mesure : la médicalisation, d’une part, l’expertise d’autre part. La seconde ne se limite pas à la première, mais elle en est l’un des ressorts : on a besoin d’experts pour s’entendre dire ce qui est bon pour la santé...
De nombreux correspondants m’ayant fait part de leur attachement au genre Perles, je me propose donc de le faire évoluer vers les thématiques qui justifient l’existence de ce site, par delà la seule actualité grippale (cf. Les Perles : fin et suite).
Comme je m’en suis à plusieurs reprises justifié – et comme n’ont pas manqué de le relever quelques lecteurs fidèles – les querelles de personnes ne m’intéressent simplement pas. A rebours de notre culture dominante, j’ai toujours pensé que l’homme de génie devait être couleur gris muraille - et je me targue d’avoir réussi au moins la première étape...
Il arrive néanmoins que, dans certaines circonstances et même lorsque l’on prend la précaution de ne point la nommer, les batailles d’idées ou de principes convergent sur une personne qu’il est trop facile de reconnaître. Comment s’en étonner ? Lorsque le débat public se trouve instrumentalisé à fins de reconnaissance personnelle, dénoncer cet état de fait revient forcément à stigmatiser celui, celle ou ceux qui sont à l’origine d’un tel détournement [13].
Comme je m’en explique ci-après, j’avais posté par la plus petite boîte mon dernier article sur "l’expertise indépendante durable", bien conscient de son caractère intrinsèquement polémique et relativement technique, sans nécessairement anticiper sur la violence - et, moins encore, sur l’unanimité - des réprobations qu’il susciterait chez les bons apôtres de la nouvelle expertise [14].
A quelque chose, malheur est bon : des excès verbaux auquel cet article a donné prétexte, il est d’ores et déjà possible d’abstraire les éléments d’une réflexion théorique - très au-delà des personnes - sur l’éthique du débat public. C’est la perspective des lignes qui suivent.
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