Une réflexion déjà ancienne sur la médicalisation, et sur tout ce que dissimule cette aliénation : la vie, la sexualité, la mort...
Lors de la dernière émission C dans l’air à laquelle j’ai participé, voici pas plus d’une quinzaine de jours, on y a entendu que certain livre sur les médicaments aurait coûté à son principal auteur "plus de dix mille heures en un an", soit plus de 27 heures par jour sept jours sur sept, auxquelles il convient d’ajouter le temps considérable passé par le même à commenter le pseudo scandale Médiator dans les médias, plus celui inhérent à la rédaction d’un certain rapport sur la réglementation pharmaceutique [3]...
A l’opposé - mais cette fois dans la lignée de Benjamin Constant [4] -, il ne m’a pas fallu plus d’une semaine pour rédiger le livre que j’ai consacré à la grippe à l’automne 2009 : nonobstant cette rédaction express motivée par l’urgence, cet ouvrage reste d’une effrayante actualité...
Plusieurs lecteurs se sont émus d’un silence qui s’est prolongé plus de deux mois. Du fond du coeur, je les remercie de leur souci à mon égard.
Trois raisons rendent compte de ce relatif silence.
Le présent article reprend l’essentiel d’un exposé qui m’avait été demandé en date du 11/06/12 par un groupe d’avocats du Barreau de Versailles.
Depuis que la série des Perles s’est imposée à l’automne 2009 en réaction à l’impressionnant délire d’une "pandémie" crédibilisée par tous les grands médias opérant la main dans la main avec tous les politiques - Mélenchon en tête, qui jugeait avec son habituelle fatuité qu’on aurait dû "vacciner d’abord et discuter ensuite" [6] , le même problème se repose à chaque début d’année : à quoi bon continuer ?
Nous nous sommes retrouvés lundi matin 14/05/12 sur France Info, pour une émission consacrée à l’ouverture, le même jour, du premier procès pénal dans l’affaire Médiator (TGI de Nanterre). Le direct a eu lieu entre 10h15 et 10h30, et il était mené par Laurence Jousserandot.
Dans l’entre temps, j’avais renvoyé les internautes intéressés à tous mes articles sur le sujet, notamment celui rectifiant l’historique falsifié par les pseudo découvreurs du scandale, ainsi que ma petite fiction ironique et récapitulatrice : en l’espèce, la réalité aura néanmoins tellement dépassé la fiction...
L’émission terminée n’a, curieusement, toujours pas été mise en ligne sur le site de la station [8]. Je reprends donc dans les lignes qui suivent l’essentiel de ce que j’ai dit hier (et, en date du 21/05/12, j’ajoute une note inspirée par la décision de report prise par le TGI de Nanterre ce même jour).
Pour le dixième anniversaire de la loi Kouchner, le Conseil National des Barreaux organisait un colloque qui s’est tenu à Rennes, le 12 avril 2012 (cf. programme en PJ).
J’étais pour ma part invité dans un atelier intitulé "Statut et mission de l’expert". On trouvera ci-après l’essentiel de ce que j’avais à y dire, sachant que dans les contraintes de temps inhérentes à l’exercice, il était difficile d’être plus détaillé.
Dans son numéro du 21 mars 2012 et avec son habituelle superbe (qu’on sait, d’expérience, peu perméable au doute), Le Canard Enchaîné consacre deux articles à des questions qui font également l’objet d’une certaine attention sur le présent site : celle des génériques d’une part, celle des politiques vaccinales d’autre part.
Décryptage de la "satire" quand elle s’applique aux lobbies du médicament.
Décryptage de la presse, accessoirement.
La presse française s’est montrée digne de sa réputation en restant majoritairement [11] muette relativement à la parution, fin mars, de deux importantes études finlandaises [12] confirmant une élévation considérable (de 13 à 17) du risque de narcolepsie chez l’enfant après vaccination contre la grippe porcine : en tapant "narcolepsie", on n’obtient strictement aucune réponse dans les pages françaises de Google Actualités (ce qui n’est évidemment pas le cas si on se reporte, par exemple, aux pages américaines).
Petit inventaire - certainement pas exhaustif - de tous ceux qui devraient avoir du mal à se regarder dans la glace ces jours prochains...
Parmi les "critères intrinsèques de crédibilité" qu’on s’est appliqué à développer sur le présent site pour asseoir le droit inaliénable des citoyens au contrôle de l’expertise, la cohérence s’impose d’autant plus qu’elle concerne des analyses qui n’ont jamais visé à plaire (et qui se sont au contraire d’emblée distinguées par leur indifférence aux modes).
Je ne compte plus les mises en garde parfaitement bien intentionnées de correspondants parmi les plus fidèles me remontrant à quel point ma "crédibilité" se trouvait menacée par mon scepticisme (si précisément documenté fût-il) quant à une "révolution" Médiator unanimement célébrée par la presse et par l’opinion publique. Il s’avère cependant que ma crédibilité va bien, quand il se confirme que les chevaliers blancs de la moralisation pharmaceutique auraient, eux, de plus en plus de soucis à se faire tant il est vrai que la Vérité est un canasson obstiné : entre les conflits d’intérêts malencontreusement, mais opiniatrement occultés (et sur lesquels nous reviendrons), les voeux pieux d’une débilité à pleurer, et les recommandations assez scandaleuses pour que l’on s’interroge sérieusement sur le double jeu de leurs auteurs (nous y reviendrons également), les masques tombent - et ça fait un drôle de bruit...
Exprimé - et documenté - lui aussi d’emblée au grand dam de B. Debré, mon scepticisme sur la "réforme" du médicament a déjà largement trouvé confirmation - ici ou là, et ailleurs encore...
L’actuelle affaire finastéride - ce médicament destiné à la repousse des cheveux accusé d’occasionner des impuissances - fournit une nouvelle illustration de toute cette mascarade.
Promis pour la rentrée à de nombreux correspondants qui le sollicitaient, cet article est mis en ligne ce 1er septembre 2009 bien qu’il soit encore susceptible d’évoluer dans la suite. Il répond en effet à une situation d’urgence en prétendant fournir aux citoyens un contre-argumentaire professionnel pour leur permettre de résister aux menaces que font peser sur eux ou sur leurs proches l’alarmisme démentiel des autorités.
Comme les autres de ce site, mais plus encore compte tenu du contexte, cet article n’atteindra son objectif que si chaque lecteur intéressé s’implique à son tour dans la diffusion - tout en prêchant la patience si, sur un sujet d’une telle acuité, la tenue en charge explose sous le nombre d’accès : on y travaille actuellement, avec le même sérieux que pour le reste...
Cet article étant régulièrement mis à jour (en fonction de l’actualité ainsi que des informations transmises par mes correspondants du monde entier), le même lecteur intéressé pourra, le cas échéant, y revenir de temps en temps.
PS du 25/03/12 - Cet article (notamment mon interprétation des revues Cochrane) suscitant de temps en temps quelques objections des internautes qui savent tout sans avoir jamais rien fait de documentable, je rappelle que j’ai dûment répondu - et depuis longtemps - à mes pauvres censeurs. Je rappelle aussi qu’à l’époque où cet article a été écrit (été 2009), la vaccination contre la grippe saisonnière était considérée comme un grand succès de la politique vaccinale française - et que le scepticisme pourtant radical de la fondation Cochrane n’avait, à ma connaissance, encore fait l’objet d’aucune médiatisation : depuis lors et sur la base de la bibliographie disponible, je n’ai vraiment pas l’impression que les auteurs de cette méta-analyse sur le vaccin grippal aient modéré leurs critiques - au contraire... Je n’ai donc pas non plus l’impression d’avoir manqué de "rigueur" scientifique ou morale en introduisant ces critiques dans le débat public...
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