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Médiator

Articles de cette rubrique


L’entourloupe du jour : Protelos (Médiator)

jeudi 8 septembre 2011 par Marc Girard

Depuis environ dix mois, je n’ai cessé de dénoncer comme mystification l’hypermédiatisation du "scandale" Mediator, organisée par des journalistes incompétents et attisée par des bouffons manipulés, des politiques irresponsables, des experts auto-proclamés, enfin des responsables vicieux surtout soucieux de faire oublier leur rôle dans l’état présent des choses.

Dans une telle situation, l’intérêt du temps qui passe, c’est d’apporter les éléments de fait permettant de ridiculiser les jobards, de confondre les falsificateurs (en les acculant à leurs mensonges, leurs erreurs ou leurs contradictions), et de confirmer progressivement les principaux contre-arguments de ceux qui ont d’emblée dénoncé l’arnaque : en ces matières comme ailleurs, la Vérité est une monture souvent inconfortable, mais qui reste coûte que coûte sur le droit chemin et vous emmène toujours à bon port...

Je reviendrai bientôt sur le piège grossier d’une indemnisation inique et à la charge du contribuable, me contentant pour l’instant de rappeler qu’il avait été annoncé dès le tout début de l’affaire Médiator. Semblablement, les récents appels à la "mise sous tutelle" de Servier ne sont pas pour me faire regretter d’avoir d’emblée postulé qu’un des enjeux de l’histoire, c’était de contrôler la succession du numéro 2 de la pharmacie française après la mise hors jeu d’un fondateur qui était le seul à n’avoir pas conscientisé avoir atteint la limite d’âge.

Médiatisée depuis deux jours maintenant, "l’affaire" Protelos renvoie cette fois à tous les aspects technico-réglementaires du monde pharmaceutique dont la connaissance, je l’ai constamment rappelé tous ces temps, aurait évité :

  • à certains "experts" de se vautrer,
  • à quelques parlementaires de démasquer leur préoccupante légèreté,
  • à certains journalistes [2] de confirmer leur radicale incompétence.

Décryptage rapide à l’usage du citoyen qui en a marre qu’on le prenne pour un couillon - et, surtout, qu’on ruine sa santé en vidant son portefeuille.



Retrait de Noctran et Mépronizine : la "révolution" post-Médiator à l’oeuvre (Médiator)

mardi 26 juillet 2011 par Marc Girard

Naguère présenté par ses propres journalistes comme un "Bulletin de l’UMP" (Médiapart, 13/12/10), Le Figaro avait sonné la charge : "Comment l’AFSSAPS va faire le tri dans les médicaments" (et surtout ceux "qui augmentent la mortalité des seniors").

On commence à voir "comment"...

La presse nous apprend que deux somnifères, Noctran (commercialisé par Ménarini) et Mépronizine (commercialisé par Sanofi), vont être retirés du marché en raison, dixit l’AFSSAPS, "des risques de cumul d’effets indésirables graves ou de mésusage" - chapeau pour la syntaxe...

Tout cela, bien entendu, après "analyse des dernières données de pharmacovigilance disponibles" : à la différence de, disons au hasard, Gardasil (cf. Les Perles, 23/07/11), la conclusion des autorités - ou de ses supporters - ne laisse ici aucune place au doute.

Sans entrer dans la confidentialité des données que l’AFSSAPS se garde bien de rendre publiques, comparons ce qui est comparable et examinons le sort de deux somnifères produits par le même fabricant : Mépronizine, retiré du marché pour les raisons susdites, et Stilnox, qui a été et reste un blockbuster pour Sanofi.



Médicaments : le grand inventaire (Médiator)

Emission "C dans l’air" du 08/07/11
mercredi 20 juillet 2011 par Marc Girard

Nous nous sommes retrouvés le vendredi 8 juillet 2011 (17h45), en direct, à l’émission C dans l’air, qui était consacrée aux médicaments dangereux. Depuis, cette émission a déjà justifié la mise en ligne de deux articles, l’un portant sur "le syndrome des jambes sans repos", l’autre sur la surmédicalisation des sujets âgés.

Passée une semaine et comme d’habitude, le débat disparaît du site de l’émission.



Médicaments "sous surveillance" (Médiator)

L’escroquerie d’une pharmacovigilance "renforcée"
mardi 1er février 2011 par Marc Girard

Depuis le retrait de Médiator, si l’on en croit la presse, "les autorités sanitaires ont désormais dans leur collimateur 59 médicaments particulièrement surveillés" (Le Parisien, 20/01/11). On nous dit également que le ministre de la santé "veut accélérer les procédures de retrait des médicaments jugés dangereux" (Le Parisien, 04/01/11).

Le problème, c’est qu’on ne retrouve pas les médicaments censément "dangereux" [4] dans la liste de ceux qui font l’objet d’une "surveillance particulière" tandis que les autorités s’époumonent à rassurer la population relativement à la sécurité de médicaments "sous surveillance particulière" - par exemple le vaccin Gardasil, pour ne citer que lui.

Faut-il comprendre qu’en France, alors que le "scandale" Médiator - unanimement dénoncé - était supposé mettre fin à une ère de corruption généralisée (hi ! hi !), on aurait encore des médicaments dangereux qui ne feraient pas l’objet d’une "surveillance particulière" ?...



Médiator : post-scriptum n° 3 (Médiator)

Indemniser qui et comment ?
mardi 25 janvier 2011 par Marc Girard
Reprenant une intuition exprimée dès ma première intervention publique sur Médiator ("qui va payer ?"), un précédent article anticipait sur une indemnisation de victimes en forme de piège à cons... Pas trop mal vu, apparemment. Car quelques jours à peine après cette prophétie, les autorités claironnent (...)


Rapport de l’Igas sur Médiator (Médiator)

Un coup pour rien
lundi 17 janvier 2011 par Marc Girard

Sur la base de la méthode qu’elles avaient retenue [7], il n’était pas bien difficile de prophétiser que les commissions d’enquête parlementaires sur la grippe porcine ne déboucheraient sur rien : pour le confirmer s’il en était encore besoin aujourd’hui, il suffit de voir la même administration, toujours conseillée par les mêmes experts, arc-boutée sur une promotion vaccinale toujours aussi mensongère - et s’offusquant que les citoyens soient décidément trop bêtes ou manipulés (par les "sectes") pour tomber dans leur minable panneau...

De la même façon, il n’était pas besoin d’attendre la publication du rapport de l’Igas sur Médiator pour prévoir que malgré une profusion de forme largement médiatisée (les auditions même le 1er janvier, les centaines de pages, les annexes encore plus volumineuses...), on allait droit, là encore, au torchecul. Il suffit de lire les tout premiers commentaires du Figaro (14/01/11) pour le vérifier.

Rions un peu, pour ne pas changer...



Médiator : un conte pour Noël ? (Médiator)

samedi 1er janvier 2011 par Marc Girard

L’affaire Médiator, on l’a dit et documenté, défie le sens commun. Et par le nombre de victimes (extrêmement faible toutes choses égales par ailleurs), et par l’inexplicable tardivité de cette micro-révélation relativement à l’immense scandale des anorexigènes impunément commercialisés par Servier depuis 1963, et par l’invraisemblance des circonstances ayant conduit à sa révélation, et par le caractère éminemment suspect de l’unanimité dans la dénonciation qui devrait soulever d’autant plus de résistances qu’elle vise une corruption censément généralisée - "palpable" dit le Petit Poucet (TF1 News, 30/12/10) : quant on "palpe" où ça fait mal, on s’attire généralement des gueulements, et pas des louanges généralisées - notamment des instances qui mériteraient le plus d’être palpées [10]...

A l’évidence, il y a de la magie dans tout cela.

Eu égard à l’intérêt assumé du présent site pour les contes de fées, il peut être utile de relire l’actualité à la lumière des analyses désormais bien classiques de V. Propp [11].



Médiator : post-scriptum n° 4 (Médiator)

Des "menaces" qui tombent à pic...
mercredi 29 décembre 2010 par Marc Girard
Cela tombe super bien ! Alors que sous l’influence d’on ne sait trop qui ou quoi, la rectitude de ses analyses commençait d’être mise en cause, voilà-t-il pas que "l’homme par qui le doute est devenu certitude" révèle les effroyables menaces que lui a valu son engagement constant en faveur de la Vérité (...)


Pondéral, Isoméride, Médiator : grand scandale deviendra petit (Médiator)

A qui profite la falsification ?
lundi 27 décembre 2010 par Marc Girard

RESUME - Probablement maximaliste, l’estimation officielle récente de 460 décès dus à Médiator correspond à un total moyen de 20 cas fatals par an pour un médicament disponible sur le marché français de 1976 à 2009. C’est très peu, et il est hautement probable qu’un médicament aussi courant que l’aspirine fasse bien pire chaque année – pour ne point parler du supervaccin contre la grippe porcine (ou de nos amies les statines – parmi bien d’autres). Dès lors, une question vient immédiatement à l’esprit : pourquoi cette tempête dans un verre d’eau (toutes choses égales par ailleurs), à qui peut profiter l’exagération et la médiatisation de ce microscandale ?

Il s’avère que chimiquement – et commercialement – Médiator est très proche de deux coupe-faim du même fabricant (Groupe Servier), Pondéral et Isoméride, et qui – eux – ont été administrés à des dizaines de millions de patients : en suivant le même type d’estimation « à la louche », on pourrait cette fois évaluer à plusieurs millions de par le monde le nombre de patients affectés par des troubles cardio-vasculaires… Il s’avère cependant qu’il a fallu des dizaines d’années pour qu’on commence, en France, à admettre la réalité de complications aussi graves et fréquentes, alors qu’elles avaient été répétitivement décrites dans la littérature internationale bien avant. Il s’avère enfin que lorsque ces complications de Pondéral et d’Isoméride ont été connues, l’administration française – à l’ébahissement du monde pharmaceutique – a pris des mesures tendant à privilégier ces médicaments au détriment d’autres coupe-faim qui, pourtant, étaient exempts d’une toxicité aussi terrible.

Personne n’avait encore eu l’idée de reprendre l’histoire depuis le tout début (c.-à-d. depuis 1963) : on se rend compte qu’elle n’est pas du tout comme nous le racontent aujourd’hui les médias, et on comprend que bon nombre des résistants de la dernière heure à Médiator ont tout intérêt à dissimuler leur passé de longue collaboration avec Pondéral ou Isoméride. C’est un peu long et intriqué, mais ça se lit comme un roman…

Et si l’on se demande, à la fin, ce qui a pu se passer pour qu’un laboratoire justifiant une telle corruption de l’administration sanitaire française et de ses meilleurs-experts devienne, 15 ans après, l’objet d’une telle unanimité dans l’opprobre, on se dit qu’il est probablement temps de penser à la succession du deuxième groupe pharmaceutique français alors que son fondateur atteint l’âge respectable de 88 ans : et que si en affaiblissant ce groupe par une histoire invraisemblablement médiatisée, on parvient à en faciliter la transmission à devinez-qui tout en se refaisant une virginité, c’est vraiment qu’il y a un Bon Dieu.

Et l’on est obligé de conclure qu’on a vraiment de la chance de vivre dans un pays où les experts sont crédibles, où les journalistes vérifient leurs sources et où les politiques s’occupent de l’essentiel.



Médiator : post-scriptum n° 2 (Médiator)

"Renforcer la pharmacovigilance"
dimanche 26 décembre 2010 par Marc Girard
Au moins aussi crédible que Météo France en ce dur mois d’hiver, mon premier bulletin consacré à la micro-tempête Médiator s’était interrogé sur le rapport entre la médiatisation démesurée de cette histoire et le vote récent par le Parlement européen d’une nouvelle directive de pharmacovigilance que je n’ai (...)


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