Une lectrice - après d’autres - m’écrit pour me dire à quel point le texte qui suit l’a récemment ébranlée. Le relisant à cette occasion, j’en mesure effectivement l’actualité : il a pourtant été rédigé en avril 1999, pour servir de préface à la seconde édition de mon livre sur les contes de Grimm [3].
Je ne pense pas passer les bornes du nombrilisme en le proposant de nouveau au public : outre des considérations de méthode (concernant tout spécialement l’interdisciplinarité) toujours utiles à un moment où l’on tend de plus en plus à parler pour ne rien dire, on y retrouvera (entre autres thématiques diverses qui font précisément l’unité du présent site : la médiatisation, la médicalisation, le souci de l’Autre...) une réflexion sur l’état actuel de la société - qui ne surprendra pas mes fidèles lecteurs et qui n’est pas nécessairement déplacée à quelques semaines d’une échéance démocratique majeure [4].
Malgré ma répugnance avouée pour le genre, ces dernières semaines ont été marquées par des querelles de personnes frisant parfois la rixe. Je m’en voudrais de laisser mes lecteurs finir l’année les pieds dans toute cette boue.
Qu’ils reçoivent donc en cadeau de fin d’année ce texte déjà ancien, tiré de mon livre consacré aux contes de Grimm [7] et qui a également été publié dans Devenir - Revue européenne du développement de l’enfant (1991 ; 3 : 88-99).
A y regarder de plus près, cependant, on ne s’éloigne pas trop des questions éthiques soulevées par les récentes querelles susdites. Après tout, la marâtre de Blancheneige - naguère "la plus belle de tout le royaume" - devait elle aussi avoir un très mignon nombril : mais pas plus que certains internautes, elle ne savait en faire quelque chose d’intéressant pour autrui... Ce qui rend l’histoire poétique nonobstant cette similarité avec l’actuel sordide [8], c’est que - au moins dans les contes - il y a un châtiment pour ça...
Bonne Année à tous ceux qui me font l’honneur de s’intéresser à ce qui s’écrit sur ce site.
A l’occasion du prochain bicentenaire de la première publication des contes de Grimm (1812), un magazine féminin m’a demandé un assez long entretien.
J’espère utile de le diffuser sur le présent site.
Une interview express du site Le choix des libraires.
On trouvera ci-après le texte d’une récente interview sur les contes.
D’où vient l’étrange fascination qu’exercent encore sur nous les contes des frères Grimm ?
Dans le cadre du Banquet de Blanche-Neige, Florian Gaité et Pauline Colonna d’Istria proposaient une « performance philosophique » à partir d’une réflexion sur les grandes thématiques soulevées par le conte de Blancheneige.
D’après le programme ci-joint, il s’agissait d’"exagérer le cirque de la parole experte et déconstruire les procédés qui lui confèrent son autorité" : ça rappelle quelque chose, et c’est pourquoi j’ai accepté l’invitation des organisateurs.
Le texte de mon intervention est maintenant disponible ci-après.
L’article ci-joint a été rédigé dans le cadre d’un colloque organisé les 11 et 12 mars 2005 par l’Université Paris 12 (EA 1618) et la Maison Heinrich Heine, avec le soutien de la Ville de Vienne, de la Fondation Klett, Stuttgart, de la Société franco-autrichienne et consacré au philosophe Jean Améry, auteur - entre autres - d’un ouvrage dont la traduction française est intitulée Charles Bovary, médecin de campagne. Portrait d’un homme simple (Arles, Actes Sud, 1991).
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