On pourrait penser qu’assumant (et documentant de façon transparente...) ma double activité en recherche clinique et en psychothérapie, j’aurais quelque titre à intervenir "en expert" dans le débat qui fait rage actuellement sur la prise en charge de l’autisme par des psychanalystes. Manque de pot : je n’ai professionnellement aucune expérience thérapeutique de l’autisme [4], ce qui confirme, s’il en était encore besoin, que même dans son domaine de compétence, on ne peut pas avoir l’expertise infuse sur tout [5].
Cependant et comme par hasard, ce débat "autisme et psychanalyse" entrecroise en de nombreux points l’essentiel des problématiques qui alimentent la réflexion du présent site. Conformément à la distinction fondamentale que j’ai déjà posée à plusieurs reprises, c’est donc bien en profane que j’entends intervenir ici, au nom de mon droit inaliénable au "contrôle citoyen de l’expertise" [6]. Le lecteur appréciera s’il est possible de faire avancer la réflexion sans mimer une expertise que l’on n’a pas.
Au moment de sa publication, la critique de ce livre m’avait été demandée par un journal. Sans que je sache pourquoi, elle n’a jamais été publiée : elle n’a pas dû plaire...
Il me semble utile de la porter à la connaissance du public dans la mesure où elle permet de poser quelques questions méthodologiques qui dépassent largement le livre en question.
Sous une forme expurgée de notes, le présent article est paru dans un numéro spécial de La Quinzaine littéraire intitulé "La critique littéraire en question" (n° 997 ; août 2009).
Ce fut notamment l’occasion d’aborder l’idée du "pansexualisme" qui parasite encore trop de débats sur la psychanalyse.
Une réflexion freudienne sur le masculin et le féminin, incluant une critique du livre de C. Millet la Vie secrète de Catherine M.
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